Les Addictions
Un fléau sans solution
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Joueurs Compulsifs, Surendettés, Addiction en tout genre

L’addiction aux jeux est un comportement qui entraine celui qui en souffre vers la solitude, le mensonge et petit à petit vers la déchéance intellectuelle, professionnelle, familiale,…
Rien d’autre que le jeu ne compte à ses yeux.

En France il n’existe pas de statistiques officielles sur la proportion de joueurs compulsifs.
On estime qu’en 2000 il y avait 300 000 personnes considérées comme étant des joueurs compulsifs, contaminés par les organismes officiels : les casinos, cercles de jeux, Française des jeux, PMU.
Maintenant il faut ajouter Internet avec l’explosion qu’il connait, ainsi que les jeux installés sur les téléphones mobiles.
Les joueurs compulsifs vont certainement se compter par millions dans quelques années, et cette dépendance va toucher les jeunes en priorité et même les très jeunes.

Dans la situation économique que nous connaissons actuellement, les Français ne se posent plus la question de savoir s’il faut travailler plus pour gagner plus, mais tout simplement « si je pouvais gagner au Loto ! ».
On a remarqué que les régions les plus touchées par cette dépendance sont celles qui ont le taux de chaumage le plus élevé.
« Plus la situation économique est difficile, plus le nombre de joueurs augmente et plus les mises sont importantes » et « Aujourd’hui, c’est l’offre qui crée la demande, et les promoteurs du jeu sont passés maître dans l’art du marketing » rapport d’information du sénat par F.Trucy.

Il est vrai qu’en France les parieurs ont le choix, même un très grand choix, un choix en ce qui concerne les familles de paris, mais aussi les lieux pour parier.
Il faut savoir que la Française des Jeux possède près de 40 000 points de vente (2 fois plus que de bureaux de poste), contre 8 500 pour le PMU, plus de 180 casinos, plus de 30 Cercles et Maisons de jeux.

D’après un sondage de l’INSSE de 2003, un ménage dépense en moyenne plus de 1% pour les jeux de hasard et le Chiffre d’Affaire relatif aux jeux représente plus de 40 milliards d’Euros.
« Le passage d’une société de consommation à une société de loisirs, privilégiant l’émotion par rapport à la possession, a toute chance de perturber voire d’accentuer l’engouement des Français pour les jeux » rapport d’information du sénat par F.Trucy.

La dépendance aux jeux ne semble pas être une maladie (pathologie), mais un trouble du comportement qui s’accentue en fonction de l’augmentation de l’offre et de la diversité des jeux.
Internet par son ouverture vers le « tout » va générer un très grand nombre de joueurs compulsifs chroniques.
Actuellement, un grand nombre d’associations œuvrent pour essayer de trouver la solution qui limiterait cette épidémie et surtout, sensibiliser l’état sur ce fléau.

Même les casinos, la Française des Jeux,… tous ces établissements qui incitent les joueurs à miser de plus en plus font des campagnes de prévention. On peut se demander si ce n’est pas pour se donner bonne conscience ou pour pouvoir argumenter lors d’un procès «on vous avait prévenu» comme le font les fabricants de cigarettes.

L’état dealer ou comment « légalisé une drogue dure en vente libre »
Quand il s’agit de s’engager, l’Etat devient muet aveugle et sourd !
L’Etat Croupier !

C’est ce qui ressort des divers reproches faits à l’état.
L’état se comporte avec les jeux comme il se comporte avec l’alcool, le tabac, les armes, les états dictateurs,…
L’état encaisse des impôts et prélèvements très importants sur les jeux (environ 60% du PBJ), mais ne fait rien pour tous les joueurs qui deviennent dépendants, les structures d’accueil de ce type toxicomanie sont inexistantes ou mal adaptées.
Dans son rapport d’information, le sénateur F.Trucy suggère au gouvernement de :

  • Mieux étudier le phénomène de dépendance et de cerner la population qui en est victime.
  • Venir en aide aux personnes souffrant de ce type de troubles du comportement, car leur prise en charge par notre système de santé publique est totalement déficiente. Tout repose, actuellement, sur l'initiative privée. Le groupe Accor, ce qui est tout à son honneur, a mis en place un programme de prévention contre les abus de jeux.
  • Un « guide de prévention aux risques d'abus de jeu » est présenté aux clients dans tous ses établissements, comme dans les casinos américains. Il comporte des recommandations du style :
    « Le jeu est un plaisir. Il doit le rester ! », « Vous jouez avec votre argent, gardez la raison ! »
  • Créer des consultations spécialisées dans les hôpitaux publics,
  • Donner à SOS Joueurs, qui est basée à Paris, les moyens d'essaimer en province ou de faire en sorte qu'elle suscite des émules.
  • Enfin, concernant les jeux d'argent à domicile qui peuvent se révéler très addictifs, une étude pourrait être confiée à l'INRIA sur d'éventuelles façons de limiter automatiquement les mises ou d'en rendre impossible l'accès aux mineurs.
  • Le joueur joue pour gagner du temps !
  • Le joueur ne pense plus à exister !
  • Pour aimer le jeu avec passion, il faut être accablé d’ennui. !
  • Le joueur modeste cherche à modifier un destin malheureux !
  • Par la perte au jeu, l’homme est souvent renvoyé à la fatalité de son existence !
  • Le jeu est une échappatoire à une angoisse existentielle !
  • Plus il y a d’incertitude, plus le taux de dopamine augmente et plus l’exaltation est importante !
  • Les trois actes de la vie d’un joueur en 10 ou 15 ans :
    • Euphorie d’un gain possible.
    • Se refaire à tout prix.
    • Désespoir et culpabilité face à la faillite.
  • Le jeu procure énormément de bonheur !
  • Le joueur veut jouer pour pouvoir rejouer, plus que pour gagner !
  • Le jeu, c’est formidable !

Face à ce fléau, il n’y a que des ébauches de solutions.

Le plus facile, serait de faire comme pour la cigarette, en plaçant un patch, mais pour l’instant, il n’y a pas de traitement qui apportent des garanties à long terme.
Les antidépresseurs, les médicaments à base de lithium,… n’apportent pas de vraies solutions à ce problème et créent des effets secondaires importants qui sont très supérieurs aux positifs.

La psychothérapie semble être à ce jour le meilleur moyen d’atténuer les effets néfastes de cette addiction.
Cependant les résultats ne sont pas miraculeux et ne permettent pas d’envisager d’enrailler l’épidémie des joueurs compulsifs.
Il semble que seulement 1/3 des joueurs soignés est estimés guéris, 1/3 prêt à recommencer et le dernier 1/3 qui continue.

En raison de la grande augmentation inéluctable de joueurs compulsifs, on peut espérer que les laboratoires et autres organismes de santé prennent rapidement en compte cette situation.
« Grasse » à cette nouvelle perspective de revenu financier provoqué par cette addiction, ils vont profiter eux aussi de la faiblesse de ces joueurs incapables de se maitriser, mais en contre partie, pourront peut-être un jour apporter la solution à ce problème.









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Publié le lundi 26 mai 2008 à 19:06:12 (4000 lectures)







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